Agroreporter de Février: Quand le compost (p)rend l’eau

8 février 03:02

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De 0 à 400 litres par tonne traitée… Ce sont les volumes des rejets liquides liés au stockage ou au compostage sur plateforme de traitement biologique des déchets (ADEME, 2005). Ces quantités varient d’un site à l’autre, suivant les matières traitées, le type de procédé (aération forcée positive, négative ou par retournement), la présence ou non d’un bâtiment. « Ces rejets liquides comprennent les jus ou lixiviats s’écoulant du produit par exfiltration, les eaux provenant du ruissellement sur la surface du produit, celles issues des surfaces annexes (plate-forme, voirie, toitures) plus ou moins souillées, les condensats dans le cas des bâtiments fermés ou en aération forcée négative, les eaux de lavage ». La composition des rejets est forcément très dépendante de l’ensemble de ces paramètres.

Les eaux issues de ces plateformes sont essentiellement chargées en macromolécules organiques du type substances humiques. Sur l’effluent brut, les valeurs en DCO peuvent être élevées. L’effluent se caractérise par une faible biodégradabilité.
Les volumes de rejets, plus ou moins chargés, peuvent représenter des quantités annuelles importantes. L’existence de « pics » liés aux conditions météorologiques rend parfois difficile pour l’exploitant la gestion de ces rejets. Cet article de l’AgroReporter fait le point sur la gestion de ces effluents et sur les obligations en matière d’analyses.

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